Six ans pour sauver le chat sauvage d’Ecosse

Photo Aconcagua, CC BY SA

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Le chat sauvage d’Europe n’est pas une espèce menacée… sauf en Écosse, où elle disparaît si vite des forêts qu’il pourrait rester moins d’une centaine d’individus encore vivants, selon les rapports les plus alarmistes. La situation est si préoccupante que le ministre de l’environnement écossais, Paul Wheelhouse, s’est fixé pour objectif d’inverser la tendance dans un délai de six ans – c’est-à-dire avant qu’il soit trop tard.

«L’Ecosse a une obligation légale et morale de tout mettre en œuvre pour protéger cette espèce», a rappelé Wheelhouse selon le média local The Scotsman. Le programme de conservation qu’il a présenté hier ambitionne d’identifier et de sécuriser au moins cinq groupes «stables» de chats sauvages en liberté pour surveiller leurs déplacements et garantir leur survie. En parallèle, le Royal Zoological Society of Scotland développera un programme d’élevage de chats sauvages pour renforcer l’espèce dans le pays.

Étonnamment, les chats sauvages sont en partie responsables de leur propre déclin en Écosse. De la même taille et du même poids en moyenne qu’un chat domestique (mais plus trapu et avec un poil plus épais, entre autres), il leur arrive souvent d’aller frayer en bordure des villages et d’y faire de jolies rencontres, confondant Félix et Mimine avec leurs congénères sauvages. Le programme gouvernemental entend donc enrayer les croisements par une campagne de prévention auprès de la population, qui sera encouragée à faire vacciner et surtout stériliser ses minets domestiques. Même traitement pour les chats des rues dans les zones fréquentées par les chats sauvages.

Coût total du Scottish Wildcat Action Plan : deux millions de Livres sterling, soit 2,4 millions d’euros. «Le succès du programme ne dépendra pas simplement de ses partenaires mais de la participation de tous, a averti Paul Wheelhouse – les garde-chasses, les fermiers, et surtout les possesseurs de chats à travers toute l’Ecosse, sur lesquels nous comptons fortement pour éviter l’hybridation de l’espèce.» Et ne pas adopter leurs chatons sous prétexte qu’ils sont trop mignons, si possible.

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