Un chat psychopathe et un tueur en série chez Marjane Satrapi

The Voices

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C’est l’histoire d’un psychopathe. Le genre qui ne peut s’empêcher de trucider les belles femmes, pleurnichant qu’il est «désolé» de leur faire mal tout en les poignardant avec application. Ce n’est pas bien, il le sait. D’ailleurs, son chien Bosco le lui rappelle tous les soirs. Mais son chat Mister Whiskers, lui, ne voit pas le problème et préfère encourager son maître dans ses vices. S’ensuivent des débats passionnés entre animaux domestiques, devant les yeux médusés du serial killer incarné par l’acteur canadien Ryan Reynolds. A en croire le résumé du New York Magazine, qui a pu le voir au Festival du film indépendant de Sundance, le scénario de The Voices a l’air complètement barré.

The Voices est la dernière réalisation de Marjane Satrapi, auteure renommée de la bande dessinée (et de son adaptation cinématographique) Persépolis. Et le tournage n’a pas été de tout repos. «Avec un chat, on peut tourner une demi-heure d’affilée et n’avoir que 5 secondes exploitables au final, raconte Satrapi au New York Magazine. Le chien nous obéit, mais le chat ! Dites-lui de s’asseoir, il ne s’assoira pas. Il fera tout sauf s’asseoir.» Et si encore c’était le seul problème… Mais «en plus, Ryan a peur des chats. Et les chats n’aiment pas Ryan non plus.»

Par la magie du montage, l’équipe du film a réussi à minimiser le problème relationnel entre son acteur principal et le félin de service. «Dans 98% des scènes avec Ryan et le chat, en fait, ils ne sont pas dans la même pièce.» Il a tout de même fallu que Ryan Reynolds arrive à surmonter son stress pour un plan particulier, où il devait tenir l’animal dans ses bras (charmante scène où le chat tient apparemment un langage aussi fleuri que «Repose-moi par terre, sale dégénéré, ou je te chie dans la main»). Marjane Satrapi a alors donné une vraie leçon de sociabilisation féline à son acteur : d’abord, s’approcher et donner sa main à sentir. Patienter quelques minutes pour que l’animal se sente en confiance avec l’humain inconnu. Pendant ce temps, il faut le regarder, le caresser un peu, et enfin seulement le soulever de terre. Mais quand la caméra tournait pour de bon, «qu’est-ce qu’il a fait ? Il s’est contenté d’attraper le chat, le chat a flippé», et de vicieuses griffures s’ensuivirent. «Mais c’est de sa faute ! Il faut être patient, on ne peut pas choper un chat comme ça. Ce n’est pas un chien, ce n’est pas un esclave.» Dur, le métier d’acteur.

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