Brexit : Larry le chat ne démissionne pas

Larry le chat en janvier 2016. Photo Her Majesty's Government

Larry le chat en janvier 2016. Photo Her Majesty’s Government

David Cameron démissionne, d’accord, mais que va devenir Larry ? Le chat tigré et blanc est co-locataire du 10, Downing Street depuis 2011 et porte le très officiel titre de «Souricier en chef du Cabinet», une tradition honorée depuis 1929. Théoriquement, le chat du premier ministre britannique est chargé d’engloutir les souris qui oseraient pointer leur museau dans les bureaux du gouvernement. Mais au quotidien, il s’agit souvent de jouer la mascotte et d’amuser les journalistes qui poireautent devant la porte du cabinet en attendant des annonces officielles… Larry a même la réputation d’être un chasseur fainéant, et a prêté son titre de souricier à Freya, la chatte roublarde du chancelier de l’Échiquier qui habite la porte à côté. La presse britannique adore commenter la vie des félins politiques.

Et aujourd’hui, la situation pose question. Après le référendum pour le «Brexit» – la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne – et l’arrivée de Theresa May au poste de Prime Minister, que doit-on faire du chat ? Le Souricier en chef est-il lié au Cabinet par sa fonction, ou appartient-il à son maître comme un minet lambda ? Selon un porte-parole de Downing Street cité par l’AFP, Larry «est le chat de Downing Street, pas celui des Cameron.» Donc «il reste». C’est sans doute une bonne nouvelle pour lui, car un chat est souvent plus attaché à son environnement quotidien qu’à ses humains de compagnie… et les rumeurs racontent que David Cameron ne lui porte pas une affection particulière.

Larry le chat, aujourd’hui devant le 10, Downing Street

Les journalistes britanniques ont d’ailleurs réitéré les accusations quand ils ont appris que Cameron laisserait l’animal derrière lui. «On doit sa présence à des conseillers en communication, qui veulent donner à Cameron l’image d’un homme aimable et chaleureux», écrit par exemple le Telegraph. Mais «l’homme n’aime ni Larry, ni les autres chats». Pour sauver sa réputation, Cameron a dû se justifier devant les députés lors de sa dernière session de «Questions au Premier Ministre», qui a eu lieu ce mercredi : «La rumeur veut que je n’aime pas Larry. C’est faux. Malheureusement je ne peux pas l’emmener avec moi. Il appartient au cabinet et l’équipe l’aime beaucoup, tout comme moi.» Il a également insisté sur Twitter en postant la «preuve» de l’amour qu’il porte à son matou : une photo de Larry sur ses genoux.

Autant dire que Theresa May a intérêt à aimer les félins, ou à bien faire semblant. Elle est attendue au tournant.

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